Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de pondre ici un traité sur le jeu de rôle 🙂

Partie de Tunnels & TrollsCertes, ce site est consacré à Tunnels & Trolls, mais je suis un rôliste avant tout et, au fond, ce n’est ni le système de jeu ni l’univers de jeu qui importe le plus à mes yeux, mais la façon dont on joue. Je vais donc vous parler de la mienne sans aucune prétention.

Pour moi, le jeu de rôle est une plongée dans des mondes imaginaires. Cela a donc forcément un petit côté immersif 😉 Alors, pourquoi attendre la prochaine partie ? Entre deux parties, il m’arrive souvent de jouer en solo et ce que je trouve génial dans Tunnels & Trolls, c’est que c’est non seulement tout à fait possible, mais c’est même particulièrement facile avec tous les solos de T&T qui existent en français et en anglais.

Partie de Tunnels & TrollsEt quand on est en groupe ? Ah, c’est là que ça devient vraiment le pied ! Plusieurs joueurs développent leurs personnages avant et après la partie (sauf si on joue une campagne de jeu étalée sur plusieurs parties, en ce cas-là, les personnages sont « gelés »). On a donc des histoires à se raconter. Et surtout, c’est là qu’on a l’occasion de se servir de tous les trucs acquis au cours des parties en solo.

BoomshartakLes parties comme je les aime sont d’abord celles où chaque joueur « joue » vraiment son ou ses personnages, exactement comme le MJ le fait avec les siens, les fameux PNJ ou PSJ. Ensuite, ce sont celles où le scénario peut évoluer en fonction de ce que disent les joueuses et joueurs. Rien de pire qu’un MJ qui te dirait : « Ah, ben là, désolé, mais c’est pas prévu dans mon scénario ». Au MJ d’improviser en se servant du matériel qu’il a et de son imagination ! C’est en tout cas ce que j’essaye de faire de mon côté que je prends le rôle de MJ. Il doit y avoir une histoire, mais pas trop rigide. Il doit y avoir des personnages bien pensés qui interagissent entre eux et avec ceux du MJ.

Partie de Tunnels & TrollsBien sûr, il y a des adversaires (pas tous des monstres, parfois, on joue des monstres, dans T&T, alors les adversaires sont ces elfes aux longs cheveux soyeux de filles et ces infâmes hobbits à la tignasse de bouquetins, sans compter ces ignobles humains qui pullulent partout). Il y a aussi des récompenses (pas toujours des trésors), des épreuves (pas toujours des pièges), des énigmes, des traits d’humour. Mais tout cela doit faire avancer l’histoire et doit permettre aux personnages de s’exprimer et d’interagir, de déployer tout leur potentiel.

La Terre des TrollsEnfin il y a le cadre. Je ne sais pas pourquoi je finis par le cadre, c’est vrai que ça fait bizarre, mais ça me vient comme ça. Un donjon, une carte. Le cadre peut être vaste, à l’échelle de toute une région avec ses fleuves, ses montagnes, ses forêts et ses villes. Il peut être restreint à juste un quartier. Une carte aide beaucoup, et pas seulement le MJ. Le lieu de l’aventure doit être familier, doit être bien connu de tous pour que tous puissent vraiment s’éclater. On doit pouvoir se sentir chez soi… mais pas trop quand même, car la surprise est de mise.

Citybook IPour beaucoup, le cadre est essentiel. On peut les comprendre. Difficile de s’amuser si on déteste l’épopée fantastique et qu’on se retrouve plongé dans un univers à la Conan le Barbare ! C’est pour ça qu’il est important de bien s’entendre sur le terrain de jeu avant de commencer : cape et épées ? sorcellerie noire façon Elric, de Moorcock ? Univers multiples à la façon des 9 Princes d’Ambre de Zelazny ? Espionnage ? Policier ? Horreur ? Space opera ? Peu importe ! C’est vrai que beaucoup de jeux de rôle sont plutôt de type médiéval-fantastique, mais a-t-on vraiment besoin de tableaux spécifiques détaillant dans le livre des règles l’équipement moderne d’une guérilla en Tchétchénie ? Le MJ peut intégrer ces éléments dans la préparation de son scénario.

Suis-je très différent de toi, lecteur/lectrice ?

 

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